Caresses fatiguées


Caresse lourde du quotidien
Lorsqu’elle devient trop douceâtre
Plus rien ne coule dans nos mains
Que quelques gouttes d’eau saumâtre

Caresse immonde de l’ennui
Penché comme un bourreau avide
Ecrasant les cœurs trop punis
D’avoir aimé d’un amour vide

Caresse morne du souvenir
Impuissant à ressusciter
Notre dernier éclat de rire
Sombrant dans les boues du Léthé.



© Larme de Verre