C'est en moi le fracas
Je sais bien que ce soir je lèverai
mon verre
à tous Ceux qui censurent lécrit daujourdhui,
tous ces pieux éditeurs qui ne voient en nos vers
que des profits succins : « Je retiens, je déduis ! »
Et la preuve par quatre à pourcenter les Mots,
ils nous la font toujours à grands coups de pommade
et lauteur, en son lieu, ne retient que ses maux,
ses urgences, ses cris
lEcriture est nomade.
Et cest là mon voyage en toutes mes lumières,
et cest là que je suis, que jirai
bien que seul
jentrevois comme un goût au cur des plus amers
à ne pouvoir leurs fiche mon poing dans la gueule !
Ca vous dirait : « Monsieur revoyez votre rime,
mettez donc un peu deau dans le vin de vos vers ! »
Mais toi, juge du verbe, ne vois-tu ce crime
à ignorer lendroit des Mots mis à lenvers ?
Allez va ton chemin jonché de tes dollars,
et retourne ta veste quand on aura changé
les lois sur les écrits et ta verve sur lArt,
les Poètes seront toujours des insurgés !
Et ta mièvre vision sur lEcritur
des hommes
révèle bien ton lieu parmi les détritus,
et quand jentends, là-bas, tous les écrits quon
gomme,
cest, en moi, le fracas, dun Poète quon tue !