Cette pauvre cité un jour va disparaître
emportée par les flots,d'"attends",et de" peut-être".
Ses frêles habitants costumés de comètes
ouvriront grands leurs yeux,pour la première fois.
Un mensonge de trop renversera le vase.
De son socle en papier ,que tous croyaient doré,
Il sera arraché, et dans le marécage
son abîme boira la fange de nos pas
Les cafards de nos huttes en sont déjà conscients
Politiciens rodés à la fuite en avant ,
Ils paradent la nuit ,et leur noires élytres
bourdonnent un discours rassurant et courtois .
L'assemblée s'en émeut ,et si on les écrase
quand un ventre trop gras les colle au plancher,
leurs oeufs en sont plus forts, car les gènes du maître
transpirent sur le front qu'il essuient volontiers.
Le temps est révolu des révoltes soudaines .
L'ordre ,l'usurpateur, clone de liberté
disparaîtra sans heurts ,étrange destinée,
d'un cerveau sans méandres,prisonnier de sa bave.
Nos enfants,ne verront qu'une grande lumière
après avoir emplit leur bouche de cailloux
Ils ne parleront plus.Il faut savoir se taire
La perte de la vue est pire que la mort.