Se jouant des fumées aux autres artifices,
un souffle ,une douceur pure comme un enfant
yeux et lèvres brillants effaçant les mensonges,
un souffle de tendresse au nud de sa souffrance
à transformé la souche en mystérieux vaisseau.
À son bord des chansons des larmes
et des fêtes
des costumes de bal, des haillons des rubans,
des viols et des combats des haines et des joies
se racontent et se cachent sous d'étranges décors
de légendes gravées sur le bois qui se tord .
Au bord de la rivière, sont des âmes
tranquilles
Que nul ne les dérange, que l'instant reste beau.
La vérité offense, habillons-nous pour elles
d'herbe folle ,d'absinthe, de néant et de vin
et, berçons en passant le sommeil du cyclope.
Lorsque nos bateaux ivres se seront éloignés
et que nos voix éteintes chanteront pour la brise
qu'il est bon de s'aimer loin des rapaces humains
on verra éclater des bulles de savon
et des pantins très propres rejoindre les comètes.
06/11/2000