De l'orage au désespoir

De tumultueuses tempêtes se sont abattues
Au rythme des ères d’amères confessions
La tempête a emporté nos mines ingénues
Telles des roches victimes de la corrosion

Des tornades d’injustices nous ensablent
Au sein de nos cages closes sans alvéoles
Le zéphyr sans vergogne nous rend friable
A chaque saison de vie sa cinique rubéole

Le cyclone des sens nous ennivre sans répit
Profitant d’ultimes failles jamais comblées
Achevant les fantômes les plus parfaits

Les intempéries sont devenues souveraines
Agitant de surcroît les humeurs sombres
Poussant les vassaux à croupir dans l’ombre.

 

© A coeur perdu