C'est un au-revoir qui ne finit jamais.

Il y'a déjà longtemps et c'est bizarre… Car ce fut un moment important, mais je ne pourrais donner le jour, la date, l'année. Oui car ce fut un au-revoir qui ne s'est jamais finit.

Je me souviens d'une chaleur, d'une falaise. Du jour ou je t'ai porté le long d'un chemin… C'était un délire… Un même délire, nous deux perdu dans l'océan… Te souviens tu ? Une image glacée à gardé ce souvenir… Comme le souvenir d'un au-revoir.

C'est aussi des mensonges… Ceux pour paraître et mériter ce quelque chose qui acquiesce, oui c'était un prénom… Le mien. C'est un prénom que je ne peux oublier… Une mémoire qui n'en finit jamais.

Je me souviens de découvertes… Mais qui me sont restées qu'en seule trace d'éternité… Découvrir… Découvrir une image glacée qui ne veut rien dire… Comme si elle était un mensonge et dans ce mensonge seul cet au-revoir est vrai.
Te souviens tu ? Les cohortes des maisons, au bras d'un ballon vert… Même pas vrai, un faux plastique… Une fausseté de sentiment, un sentiment qui ne s'oublie pas.

Et les corolles se lancent dans des rigoles, qui s'enchevêtrent dans un passé. Les plateaux tartares, les plaines enneigées… Tout cela se mélange et Renée, oubliée, dans les bras d'autres aimés, dans les bras d'autres hommes, comme une vieille prostituée. Prostitué ! Je prostitue ma mémoire dans des miels infects qui ne ressemblent à aucune ruche d'une reine suffisante.
La reine, celle qui se perd et se noie. Tu n'es qu'un vieux souvenir qui n'en finit pas de ressurgir…

C'est un mauvais rêve, celui de la vision bien présente d'une âme déchue…

Toi au revoir, je ne veux pas t'oublier car, finalement, je t'ai trop aimé.

(Mars 2003)


© Axel Verstraete