Il y'a déjà longtemps et c'est bizarre Car ce fut un moment important, mais je ne pourrais donner le jour, la date, l'année. Oui car ce fut un au-revoir qui ne s'est jamais finit.
Je me souviens d'une chaleur, d'une falaise. Du jour ou je t'ai porté le long d'un chemin C'était un délire Un même délire, nous deux perdu dans l'océan Te souviens tu ? Une image glacée à gardé ce souvenir Comme le souvenir d'un au-revoir.
C'est aussi des mensonges Ceux pour paraître et mériter ce quelque chose qui acquiesce, oui c'était un prénom Le mien. C'est un prénom que je ne peux oublier Une mémoire qui n'en finit jamais.
Je me souviens de découvertes
Mais qui me sont restées qu'en seule trace d'éternité
Découvrir
Découvrir une image glacée qui ne veut
rien dire
Comme si elle était un mensonge et dans ce mensonge
seul cet au-revoir est vrai.
Te souviens tu ? Les cohortes des maisons, au bras d'un ballon vert
Même pas vrai, un faux plastique
Une fausseté de sentiment,
un sentiment qui ne s'oublie pas.
Et les corolles se lancent dans des rigoles,
qui s'enchevêtrent dans un passé. Les plateaux tartares, les
plaines enneigées
Tout cela se mélange et Renée,
oubliée, dans les bras d'autres aimés, dans les bras d'autres
hommes, comme une vieille prostituée. Prostitué ! Je prostitue
ma mémoire dans des miels infects qui ne ressemblent à aucune
ruche d'une reine suffisante.
La reine, celle qui se perd et se noie. Tu n'es qu'un vieux souvenir qui n'en
finit pas de ressurgir
C'est un mauvais rêve, celui de la vision bien présente d'une âme déchue
Toi au revoir, je ne veux pas t'oublier car, finalement, je t'ai trop aimé.
(Mars 2003)